A propos des couleurs utilisées sur Piano et couleurs

Pour apprendre comment mettre en couleur une partition en quelques clics, lisez l’article Mettre en couleur une partition via Harmony Assistant.

Pourquoi des couleurs ?

L’utilisation des couleurs permet de comprendre et de progresser de façon ludique et beaucoup plus rapide qu’avec les méthodes traditionnelles en noir et blanc. C’est particulièrement vrai pour les aspects de la théorie musicale considérés comme « indigestes ».

Pour dire les choses simplement : les couleurs vont vous aider à « rendre simple ce qui semblait compliqué ». Il vous suffit de parcourir les articles du blog pour vous en convaincre !

Tout d’un coup, la compréhension jaillit, et avec elle le plaisir de progresser vraiment et sans avoir à fournir de gros efforts de mémorisation. Car quand la compréhension est là, l’apprentissage se fait tout seul : un peu comme un train n’a plus qu’à suivre les rails dès lors qu’ils sont posés.

Deux systèmes de couleurs

La quasi-totalité des articles et publications disponibles sur pianoetcouleurs.com ont en commun deux systèmes de couleur, ayant chacun sa spécificité et son domaine d’utilisation.

Ils ont été développés en juillet 2000, d’abord pour la guitare, ce qui a conduit à la création, en 2003, du site guitare-et-couleurs.com. Ils ont par la suite été intégrés dans le logiciel d’édition de partitions Harmony Assistant qui permet d’appliquer très facilement nos systèmes de couleurs aux portées et tablatures pour en faciliter la lecture.

Au delà des couleurs, notre pédagogie fait appel au bon sens et vise à minimiser les efforts « intellectuels » tout en obtenant des résultats bien plus satisfaisants qu’avec l’enseignement classique (et en noir et blanc !).

Ces systèmes de couleurs permettent d’approfondir facilement des notions souvent difficiles à comprendre et à mémoriser par les novices (et parfois même par des musiciens autodidactes plus avancés, généralement excellents en technique mais un peu perdus quand il s’agit de théorie).

Une fois familiarisé avec les deux systèmes de couleurs (ce qui est très rapide), tout devient ensuite évident : les notes sur le manche de la guitare ou le clavier du piano, l’harmonie, la construction des accords, les gammes…

Ces systèmes se nomment « couleurs absolues » et « couleurs relatives ».

Les couleurs absolues, pour les débutants

Pourquoi « absolues » ? Parce que à chaque note correspond une couleur et pas une autre, comme l’indique ce schéma du clavier (extrait de l’article Mémorisez facilement les notes sur un clavier de piano (partie 1) :

Toutes les notes naturelles sur un clavier de piano

Lisez ou relisez l’article sus-mentionné si vous ne comprenez pas totalement ce schéma.

Question souvent posée : pourquoi n’avez-vous pas utilisé les couleurs de l’arc-en-ciel ? En fait, c’est le choix qui avait été fait au tout début. Mais quand on a développé le second système de couleurs (voir ci-dessous) il a fallu changer pour éviter les confusions.

Ces couleurs sont particulièrement utiles pour faire le lien entre le clavier du piano et la portée.

Quand on débute dans la lecture de note, quelle est la portée qui vous semble la plus facile à lire et à relier au schéma du clavier ci-dessus…

Celle-ci ?

Une portée en noir

Ou celle-là ?

Une portée en couleurs absolues

Il est évident que les couleurs facilitent l’assimilation du solfège et le passage de la partition au clavier. L’apprenti pianiste progresse plus vite et sans stress.

Les couleurs absolues serviront à chaque fois que l’on aura besoin d’identifier le NOM d’une note (Do, Ré, Mi…). C’est particulièrement pratique pour les grands débutants.

Mais il n’y a pas que le NOM d’une note qu’il peut être bon de connaître.

Il y a aussi sa place au sein des autres notes du morceau, et en particulier, la « distance » en nombre de tons qui la sépare d’une note de référence (la tonique pour les gammes ou la fondamentale pour les accords).

Cette place, on la nomme INTERVALLE.

Pour les intervalles, un autre système de couleurs a été mis en place : les « couleurs relatives »…

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Les couleurs relatives, pour aller plus loin

La notion d’intervalles, si elle n’est pas immédiatement nécessaire quand on débute, devient vite indispensable dès que l’on veut comprendre et progresser dans l’étude des accords et des gammes.

C’est pourquoi ce sont certainement les couleurs relatives que vous utiliserez le plus souvent tant ses attentions sont nombreuses et extrêmement pratiques.

Ces couleurs sont inspirées de celles qu’utilisait le célèbre guitariste Marcel Dadi dans sa « Règle à Dadi » (qui n’est plus commercialisée aujourd’hui). C’est une sorte de « règle à calcul » qui rassemble une foule d’informations, destinée aux guitaristes mais aussi, c’est moins connu, aux pianistes.

Voici une photo de la version pour pianistes :

La règle à Dadi pour les claviers

Les couleurs relatives correspondent non pas à une note spécifique (Do, Ré, Mi, etc.) comme les couleurs absolues, mais à l’INTERVALLE qui sépare cette note de la tonique d’une gamme ou de la fondamentale d’un accord.

La tonique, c’est la note qui définit la tonalité du morceau : si l’on est en « Do majeur », la tonique est Do ; si l’on est en « Sol majeur », la tonique est Sol, etc.

La fondamentale, c’est la note qui donne son nom à un accord : pour l’accord C (Do majeur), la fondamentale est Do ; pour l’accord Am (La mineur), la fondamentale est La…

Poursuivons avec quelques exemples qui vous permettront de comprendre l’intérêt des couleurs relatives…

12 notes sur le clavier du piano

En musique occidentale, on n’utilise que 12 notes, qu’il est facile de visualiser sur un clavier de piano (7 touches blanches + 5 touches noires = 12 notes).

Sur le schéma du clavier ci-dessous, la partie droite du clavier a été colorisée avec les couleurs absolues déjà évoquées (c’est donc toujours la même couleur qui correspond à une note donnée, par exemple, le rouge pour la note Do) :

Clavier de piano en couleurs absolues

Maintenant voyons ce que nous apportent les couleurs relatives…

Le clavier du piano en couleurs relatives

Ces couleurs sont dites « relatives » parce qu’une couleur ne sera pas toujours la même pour une même note : elle est relative à sa position par rapport à la note de référence.

Ainsi, si la note Do est toujours rouge en couleur absolue, elle pourra être verte, bordeaux, bleue, orange, etc. en couleur relative, en fonction de l’intervalle qui est le sien par rapport à la note de référence (représentée en noir pour la guitare, mais qu’on a dû remplacer par du gris pour les claviers pour éviter la confusion avec les touches noires).

Comme sur un clavier de piano toutes les notes (noires incluses) sont séparées par le même intervalle d’un demi-ton, il est facile d’imaginer quelles sont les valeurs d’intervalles possibles : vous commencez à la valeur minimale d’1/2 ton, et vous augmentez progressivement par « saut » d’un demi-ton : 1/2 ton, 1 ton, 1 ton 1/2, 2 tons, etc.

Ces intervalles ont chacun un nom, assez facile à retenir d’ailleurs, car rappelant la position (seconde, troisième, quatrième, etc.) des notes par rapport à la note de référence. Sauf que au lieu de dire « troisième », on dit « tierce », au lieu de dire « quatrième », on dit « quarte », etc.

Ainsi, la « seconde » est en seconde position après la note de référence, la « tierce » est en troisième position après la note de référence, etc.

Tout cela est résumé dans le tableau simplifié ci-dessous :

Tableau simplifié des couleurs relatives

N.B. Si vous connaissez Guitare-et-couleurs.com, vous avez remarqué que la fondamentale y est représentée en noir. Pour le piano, elle sera le plus souvent représentée en gris pour éviter toute confusion avec le noir des touches (cependant, elle pourra parfois être représentée en noir, quand aucune confusion n’est possible).

Nous pouvons en voir l’illustration sur le clavier de piano, utilisant cette fois les couleurs relatives. Si nous prenons Do comme note de référence, il est facile d’identifier les seconde, tierce, etc. grâce à leur couleur :

Clavier de piano en couleurs relative, tonalité Do

Maintenant, prenons La comme note de référence et voyons ce qui se passe :

Clavier de piano en couleurs relative, tonalité La

Vous pouvez constater que la seconde n’est plus Ré mais Si, que la tierce n’est plus Mi mais Do, etc.

C’est l’illustration du caractère « relatif » de ce système de couleur.

A quoi cela peut-il bien servir ? A mieux comprendre les accords et les gammes. Et donc à les mémoriser plus facilement, à les utiliser de façon plus consciente et créative quand on joue ou quand on compose, à se repérer plus efficacement quand on les transpose…
A propos de la transposition, les pianistes ont moins de chance que les guitaristes : à la guitare, pour transposer un accord ou une gamme d’une tonalité à une autre, il suffit de les déplacer à l’identique sur le manche. Autrement dit : la même position des doigts servira dans les 12 tonalités.
Alors qu’au piano, compte tenu de l’asymétrie des touches noires, il faudra apprendre 12 positions différentes pour chaque accord ou gamme. D’où l’intérêt de bien connaître (notamment grâce aux couleurs relatives) les intervalles constituant les accords et les gammes, afin de réduire significativement cet effort de mémorisation !

Exemple avec les accords

Si le NOM d’un accord est donné par sa fondamentale, sa NATURE nous est donnée par les intervalles entre cette fondamentale et les autres notes qui le composent.

En résumé, un accord se définit par :

  • sa fondamentale, qui lui donne son nom
  • ses intervalles, qui lui donnent sa nature

L’une des applications de cette connaissance est la suivante : quand vous apprenez un seul accord, vous en connaissez en fait beaucoup plus, car il suffit de faire varier les intervalles de cet accord pour en créer un grand nombre à partir d’un seul.

Juste un exemple à titre d’illustration…

L’accord C (Do) est majeur si sa tierce est majeure (2 tons) et mineur si sa tierce est mineure (1 ton 1/2). Si vous connaissez l’un, il est facile de retrouver l’autre en déplaçant la tierce d’1/2 ton. De la même façon, si vous augmentez sa quinte d’1/2 ton, il va devenir un accord augmenté, qu’on peut écrire C+, C5+ ou encore C5#.

Transformation de Do majeur en Do mineur ou Do quinte augmentée

Évidemment, il y a mille autres façons de créer de nouveaux accords à partir d’un seul quand on connaît bien les intervalles !

Exemple avec les gammes

Pour les gammes, c’est exactement la même chose, mais avec plus de notes !

Si par exemple vous prenez la gamme de Do majeur, qui contient 7 notes (celle qu’on apprend à l’école), vous pouvez facilement la transformer en une autre gamme en modifiant ses intervalles.

Dans l’illustration ci-dessous, on va lui enlever deux intervalles (quarte et septième) pour la transformer en Do pentatonique majeure (penta = 5 donc « gamme à 5 notes ») et diminuer l’un de ses intervalles (la tierce) pour la transformer en gamme mineure mélodique

Exemples de modification d'une gamme en modifiant ses intervalles

Là encore, il y a mille autres façons de créer de nouvelles gammes et modes en jouant sur les intervalles !

De plus, la maîtrise des intervalles (largement facilitée par les couleurs relatives) ne sert pas uniquement à créer de nouveaux accords ou de nouvelles gammes à partir de ceux que vous connaissez déjà. Elle a bien d’autres avantages, que vous découvrirez en parcourant les publications de ce site !
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